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LA HALLE
Dans une charte de commune datant de 1231, il est dit que les quatre foires l'an et le marché du lundi se tenaient à Villemor de toute ancienneté . Du XIVème au XVIIème siècle, nous trouvons dans les comptes et dénombrements de nos seigneurs, les marchés établis les mardi et jeudi de chaque semaine. Ces deux jours étaient choisis à cause du « grand concours de peuple » qu'attirait la distribution du sel. (Impôt de la Gabelle) On amenait à ces marchés des charrettes de pain de l'extérieur, les trois maîtres Boulangers de la ville n'y suffisaient pas. Les foires étaient au nombre de quatre par année, et avaient le nom et le privilège de foires franches. Les marchands y trouvaient des conditions avantageuses de logement et d'entrepôt, des diminutions de taxes et une pleine sécurité sur place, mais aussi sur les routes y conduisant. La première de ces foires durait deux jours. La veille et le jour de la Saint Marc ( 25 Avril ) . La seconde appelée la Foire Chaude se tenait la veille et le jour de la Saint Jean Baptiste ( 24 Juin ). La troisième avait lieu le jour et le lendemain des Saints Innocents ( 25 ou 28 Décembre ). Et la quatrième dite Foire Froide était la Foire aux Oignons. Les paysans étalaient à la Saint Rémy ( 15 Janvier ) Les guerres fratricides ayant interrompu le commerce , sa Majesté Louis XIV ordonne et institue au mois d'Août 1648 les quatre Foires Franches et le marché tous les jeudi de chaque semaine pour « êstre tenues et gardées esdits jours à perpétuités ». Cette grâce accordée à Villemaur, aurait du lui rendre son importance d'antan, mais le transfert du baillage et des principaux gens à Saint Liebaut (Estissac) acheva la ruine du commerce et Villemaur devint ce qu'il est aujourd'hui. La belle construction du XVIIème siècle décrite par Chobert, Procureur fiscal de l'époque, était assise au milieu de la ville en une place assez élevée . « Elle était faite en pavillon à deux croupes de quatre arrètiers et garnie de beau et bon boys ». Elle mesurait cent pied de long et cinquante de large. Aux environs du bâtiment, il y avait deux belles places publiques, capables de recevoir de grandes assemblées. La Halle étant tombée de vétusté, la commune achète en 1853 à Monsieur Poussier propriétaire à Neuville le séchoir de son moulin à tan ( représentée sur la carte postale ). Il fut payée 1753 francs de l'époque. Ayant perdu son affectation, la halle fut louée de 1862 à 1912 à Gustave Camut et Alphonse Broquet pour servir d'entrepôt au matériel agricole. Cette superbe structure au toit débordant, simplement posée sur des poteaux aux fermes triangulées, fut fermée par des planches au début du XXème siècle pour accueillir une salle de gymnastique et le matériel de lutte contre l'incendie. Entre 1960 et 1962 nouvelle restauration. : La halle close alors par des murs de béton cachant sa structure d'origine devient la salle socio-culturelle . Enfin, la dernière rénovation datant de 1995... redécouvre à l'intérieur de la salle la remarquable charpente d'origine qui lui permet d'entamer une renaissance à l'ombre de l'histoire ancienne . |