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LA PIERRE AUX DIX DOIGTS Les premières traces de l'occupation humaine à Villemaur semblent, dans l'état actuel de nos connaissances, remonter à l'époque paléolithique (100000 à 35000 ans avant J.C.). Le musée de Troyes possède quelques "coups de poing" et pointes provenant d'ateliers de taille situés sur le finage de Villemaur. Mais le site le plus riche et le plus intéressant est, sans conteste, celui de Bois-Marot qui date de l'époque néolithique (entre 5000 et 2000 ans avant J.C.). Sur environ 15 ha, c'est près de 400 puits d'extraction de silex qui ont été mis à jour, la craie, à cet endroit, étant très riche en silex pyromaque (puits verticaux d'une profondeur de 2.5 m à 6 m). Les rognons de silex extraits de ces bancs étaient alors façonnés, peut-être par des spécialistes, en haches ébauchées ou en objets prêts à être polis sur des blocs de grès fort durs : les polissoirs. Ceux-ci n'ont pour tout caractère que les rainures ou sillons que le frottement des outils en silex y a creusés. On y remarque également de larges surfaces polies en forme de cuvettes peu profondes sur lesquelles on usait le tranchant en tenant à plat l'instrument à polir. Deux polissoirs sont encore sur le territoire de Villemaur : - celui du bois Luteau, - celui du Bois des Ecomines. Le plus intéressant est celui du bois Luteau, plus connu sous le nom de "Pierre aux dix doigts" ou "Pierre de St Flavy". Il mesure 2 m de long sur 1.80 m de large dans sa partie apparente. La pierre offre 10 rainures très perceptibles ainsi que plusieurs cuvettes.
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